cochons d’ordures
Bénarès, c’est des tas d’ordures partout, des hommes qui pissent dans tous les coins, des vaches qui chient, des chiens qui gémissent parfois, des mendiants qui se traînent sur le sol, des étoles qui brillent en cascade sous l’envolée d’un commerçant étalant ses merveilles, des corbeilles de fleurs qui enchantent le jasmin, des charrettes de fruits ou de légumes, des hommes et des femmes marchant un plateau posé sur leur tête en poussant leur cri : kelaa kelaa ath roupia darzan ! pour le vendeur de bananes. « Mompelliiiii » pour le vendeur de cacahuètes, « Loha, plastic bottle » pour le récupérateur de fer et de plastique pédalant sur son vélo équipé de grands sacs de tous les côtés. En passant devant une boutique, il évite de justesse le jus de salive rougie craché par le boutiquier éjectant son Pan, et manque de heurter un homme en train de prier, les mains jointes, devant la Murti d’Hanuman Ji. Et puis des hommes habillés de orange portant leur « bâton de Brahmâ » reposant sur l’épaule à la verticale, marchant d’un pas décidé, souvent seul… – on en croise des centaines !
Un peu plus loin, le martelage des feuilles d’argent jusqu’à la transparence enchante les oreilles malmenées. J’adore ce bruit qui chante.
vendeur ambulant avec sa charrette de légumes
Non, Bénarès n’est pas une destination touristique,
qu’on se le dise !
Il faut reconstruire le rêve occidental.
L’Inde à de quoi faire rêver,
et plus même si affinités -
mais pour ce qu’elle est,
et non pas pour ce qu’on croit qu’elle est,
et qu’elle n’est pas !
Très bien les extraits sonores ! Ca donne bien une ambiance ! Son et image comme si on y était !
"L’Inde a de quoi faire rêver...mais pour ce qu’elle est, et non pas pour ce qu’on croit qu’elle est, et qu’elle n’est pas !" Oui, bon, L’Inde c’est une terre et une communauté humaine ! A trop regarder au raz du sol ne devient on pas un peu amer ? Se traîner dans les couloirs du métro Parisien ne donne pas une bonne idée de ce qu’est la culture Française non plus ? La culture d’un pays ce sont aussi les artistes, leurs productions et puis l’éducation...