Distinct de Brahmâ, Brahm est l’Unité Suprême, non représentée.
Ni existant, ni non existant, ni agissant ni non agissant, Il se tient en dehors de la loi de cause et d’effet.
Rien n’est plus grand que Lui, rien n’est plus petit que Lui, rien n’est différent de Lui, il n’y a rien d’autre que Lui.
Impersonnel, n’ayant aucune représentation visible, Il est similaire au Dieu transcendant des religions monothéistes.
Multitude et unité, l’Océan…
Danushkodi, près de Rameshwaram.
Résidant dans le « cœur » (hirday), le Brahm suprême se révèle à l’être qui lève le voile de l’illusion et de l’ignorance - le multiple des formes que revêtent les créatures, mobiles et immobiles - pour se fondre dans le Grand Océan. Toutes les créatures sont faîtes des mêmes "briques" - un mélange savant et variant en proportion des cinq éléments. L’image de l’Océan composé d’une multitude de gouttes d’eau est assez parlante. Il n’a pas de forme propre, et ce qaui était océan un moment devient nuage le moment suivant.
L’hindouisme est une religion qui réconcilie la transcendance et l’immanence. Dieu est impersonnel – la racine « Brh » signifie expansion - et il est aussi, de manière paradoxale, personnel, avec de multiples représentations.
L’attitude Hindoue est anti-dogmatique : ceux qui croient en la forme vénèrent les représentations de Dieu, l’adorent dans ses manifestations ; ceux qui n’ont pas besoin de support matériel méditent sur Dieu sans forme.
Celui qui comprend ce paradoxe résout la contradiction entre le Un et le Multiple : pour lui, rien d’autre n’existe que Dieu ! Ainsi parlent mes amis de l’’Inde.