Diwali ou Deepawali

La fête de Diwali
5 au 9 novembre 2007

La déesse Lakshmi
La déesse Lakshmi

Le mot « Diwali » vient du sanscrit « Deepawali ». « Deepa » signifie « lumière », et « awali » « rangée ». Diwali fête le retour de quatorze ans d’exil de Ram Ji 20 jours après avoir vaincu les démons Vijay Dashami. Les rangées de lumières illuminant maisons, boutiques, ghâts, commémorent ce retour : à l’époque, le peuple d’Ayodhya était sorti pour accueillir le grand roi en faisant tourner des petites lampes en sa direction, en signe de joie et d’admiration pour ses actes impeccables. C’est le moment de l’année où chacun rend sa maison ou sa boutique la plus accueillante possible. Les jours précédant la fête, chacun s’emploie à de grands nettoyages, des rénovations, des coups de peinture… La maison doit être belle et illuminée afin que Lakshmi, la déesse de la fortune (voir photo), entre dans la maison : elle n’aime pas l’obscurité, c’est une déesse de joie et de lumière. Le point culminant de la fête est la nuit de la nouvelle lune, considérée comme la plus sombre de l’année. Partout, flammes et guirlandes scintillent, les dévots font la tournée des temples pour offrir des lampes et manifester leur joie.

Cette fête dure cinq jours :

Le premier jour, dhanterassi, ou « treizième des richesses » tombe le treizième jour de la quinzaine sombre du mois de kartik. La grande occupation est d’acheter de la vaisselle neuve pour la maison, ou des objets en argent, ne serait-ce qu’une toute petite chose, histoire d’inviter la richesse à résider chez soi. Les marchands de vaisselle construisent des étalages gigantesques dans les rues et tous se bousculent au souk des vaisseliers. De nombreux stands de bougies, de pétards, de feu d’artifice, de statuettes et de décorations diverses s’improvisent entre ces étalages.

Le deuxième jour, « choti diwali », est consacré à la prière et à la vénération de Kali. Ce jour est aussi appelé « Narkachaturdasi ».

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Svastika

Le troisième jour, nuit sans lune, est le plus animé. Tout n’est que lumière, beaucoup de nouvelles boutiques choisissent ce jour faste pour inaugurer leur commerce. Tous sont décorés d’une profusion de guirlandes de fleurs et de petites lumières. Vers la tombée du jour, chacun fait une puja à Ganesh et Lakshmi, inaugure un nouveau livre de compte sur lequel la Svastika est tracée avec la poudre de Sindour, offre des sweets à leurs clients et à leurs voisins. C’est aussi un jour où on ne refuse pas l’aumône : nombreux sont les pauvres qui viennent tendre la main au boutiquiers et repartent avec une pièce, un fruit ou un gâteau. Certains commerçants passent la nuit dans leur boutique à jouer aux dès. La déesse Parvati a joué aux dès cette nuit là avec Shiva, et l’on dit que celui qui joue cette nuit-là aura une année prospère.
Photo : Trois commerçants font une puja collective, leurs nouveaux livres de compte sont marqués de la Svastika. Les grains de riz sont des symboles de prospérité.

Sur la ghât principale de Bénarès, une cérémonie spectaculaire a lieu ce soir-là, avec des milliers de litres de lait versés dans le Gange, et des lampes de lumière recouvrent les escaliers. Les autres ghâts ne sont pas en reste : c’est un beau soir pour flâner sur le Gange en bateau, et bien sûr les bateliers en profitent pour monter les prix.

Le quatrième jour, Annakut ou « montagne de grain » est celui de l’abondance. Le clou de la journée se déplace dans les environs du temple d’or où des montagnes de Prashad (prasad) sont artistiquement disposées en offrande à Parvati*. Des distributions de nourriture ont lieu un peu partout dans la ville, les pauvres sont à la fête.

Le cinquième jour est marqué par la Bhaya duj, ou Bhaiduj,.







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