J’attendais la fête de Vishwakarma Baba, l’Architecte de l’Univers, avec impatience. À Ramnagar, je recevais du Prashad (prasad) chaque année sans savoir vraiment en quoi consistait cette Puja. Je savais seulement que tous les artisans utilisant du métal, des machines, étaient concernés. Aujourd’hui j’étais dehors à 6h du matin avec mon appareil photo, car un ami bijoutier près de Dashashwamed m’avait affirmé qu’il honorerait le Dieu à l’aube. Sa boutique était fermée, mais les abords de la Ghât avaient bien l’allure de la puja qui se prépare : des collines de branches d’ashoka, l’arbre dont le nom signifie « sans soucis », des feuilles de bananier, des fleurs de lotus, et tant d’autres beautés…
Rituel chez l’électricien
Les évènements se sont déclenchés vers 17 H. Je suis allée me promener sur la route de Assi, bordée de bijoutiers. La plupart ont entouré leur devanture de branches d’ashoka.
Ah, enfin une boutique où la a commencé. Je m’approche, demande aux gens si c’est bien la puja de Vishwakarma Baba qu’ils sont en train d’effectuer, ils me prient de m’asseoir. Lorsque je veux prendre une photo, on me demande d’attendre que la « figure soit ouverte ». Effectivement, le visage de la Murti est enveloppé d’une feuille de papier. Cinq jeunes hommes, de la vingtaine à la trentaine, accomplissent une puja collective. Celui à gauche sur la photo est le prêtre, les autres sont des commerçants qui se sont cotisés pour honorer la divinité collectivement. Après avoir prononcé des paroles et accompli des gestes d’offrandes, ils ont « ouvert » le visage, et j’ai pu commencer à cliker. Puis on m’a prié de rentrer m’asseoir. Je suis dans la boutique du réparateur de mixer que j’ai photographié en passant dans l’après-midi !
J’ai fait l’Aarti avec eux, ils m’ont donné une petite assiette de prashad. Dedans, il y avait trois bouts de papaye, trois de pommes, un Laddu, des pois chiches germés, deux losanges de halwa.