Le dharma hindou s’affirme en tous ses chants comme « la chance du destin ». La joie, l’amour, la paix, le respect, la loyauté, le courage, la foi, l’endurance dans l’adversité, la détermination, telles sont les qualités misent en œuvre par les Dieux, héros recevant hommage d’offrandes à chaque lever et coucher de soleil, les pleines lunes, les onzième jours de lune…
Les différents dieux sont honorés tour à tour en une espèce de ronde qui ordonne le calendrier général des comportements – jour d’achat des ustensiles, jour de consécration des fils sacrés, mois des mariages, jour où l’on se rase…avec les fêtes qui les accompagnent. Le panthéon des dieux habite le corps des hommes comme une Grande Histoire, une Histoire qui leur parle d’eux-mêmes, une Histoire qui leur parle de sagesse, de beauté, de perfection, de splendeur, de souffrance, de transmigration, de cruauté, de compassion, d’amour, d’intelligence, d’aveuglement. Les Dieux qui oeuvrent le monde inspirent tous le respect : c’est avec les mêmes gestes qu’on les honore, la même qualité de vénération. En un sens, dans les cœurs, il n’y a pas de petits dieux et de Grands Dieux. Il y a le Brahm suprême, sans forme, et une multitude de Dieux-force qui font et défont le monde dans une ronde éternelle. Ils ont tous des pouvoirs de perfection obligeant le respect de l’homme qui a compris la métaphore du croissant de lune dans la chevelure de Shiva.