
Dans un dossier de l’Ècole polytechnique Fédérale de Lausanne intitulé "Le Gange, ce fleuve Mère que l’on vénère et que l’on souille…" Suyash Sinha, une indienne, ingénieur informaticienne chez Microsoft aux Etats-Unis, adopte l’attitude caractéristique de certains Indiens "éduqués", qui adhèrent sans nuance aux mépris des occidentaux pour des pratiques dont ils ignorent le sens et qu’ils jugent stupides, dépassées, sans fondement…
“ La ville des lumières, le plus grand lieu de pèlerinage des Hindous, ne manque pas d’adeptes insensibles. Ils débarquent par dizaines de mille chaque semaine, avec leurs milliers de parents décédés, les brûlent sur les rives du Gange et déchargent dans ses flots des corps puants, à moitié carbonisés. Jetez un coup d’œil au hasard sur le Fleuve Mère à Varanasi. Vous pourrez vous estimer chanceux si vous n’y trouvez pas de cadavres, boursouflés, en putréfaction, hôtes de colonies géantes de colibacilles et d’essaims d’insectes. Si vous voulez plus de détail, sachez que le niveau des colibacilles atteint 80’000 par millilitre alors que la moyenne acceptable se situe à 10 par 100 ml.”
La solution qu’elle propose pour résoudre la contradiction est l’exclusion de l’un de ses termes :
"Cesser d’appeler le Gange « Mother » ! Cesser de l’adorer en laissant errer sur ses flots des nuées de lampes à huile visqueuse qui encrassent ses poumons ! Cesser de lancer la multitude de nos divines idoles dans son la vase de son lit ! Cesser de l’exalter en la consacrant pont vers le ciel ! Et, pour changer enfin quelque chose au cours des choses, offrir des incinérateurs à nos parents décédés."
Or ces actes sont à la base de la religion Hindoue ! S’ils cessent, alors cela voudra dire que la relation d’amour et de reconnaissance que les Hindous entretiennent avec leur environnement aura été rompue. Chaque jour, ils se doivent d’honorer l’Eau, indispensable à toute vie, et l’Air, et le Soleil… Chaque jour, ils remercient l’Univers et la Terre de leur fournir le nécessaire qui les maintient en vie. Alors pourquoi n’ont-ils pas conscience de la pollution que leurs pratiques occasionnent ?