On ne voit bien qu’avec le cœur… le cœur, dans le pays qui m’a nourri aujourd’hui et me nourrira demain, le cœur donc, est évoqué par le mot « Hirday ». Le Hirday est le siège de tant de choses dont on ne soupçonne pas l’existence dans nos contrées… En prenant des bribes des uns et des autres sur le même sujet, on parvient à se faire une idée. Tous en parlent au village, des pandits comme des illettrés ! Attention, l’illettrisme est associé à l’ignorance, comme chez nous, mais aussi à son contraire, la connaissance, pas comme chez nous)
Ceux qui m’ont parlé du Hirday avec le plus d’intensité, de profondeur dans la voix sont de ceux là. Gitendre, le premier, brahmane, musicien, joueur de tabla, a éveillé mon attention en m’en parlant sur le plan philosophique.
Ce que nous appelons l’esprit est ici un corps à quatre membres :
man (mental),
chitt, conscience (elle siège dans le Hirday),
ahankar ou égo,
budh, ou sagesse.
Budh discerne, Budh baratte les informations envoyées… par les stimulations des trois autres, Budh fait la crème, ainsi m’en parlent les amis.
Puis le coupeur de bois, celui qui a fait un mariage d’amour, m’a présenté son hirday, et là j’ai voyagé dans les étoiles, et puis tant d’autres voyages, sans bouger du village.
Budh entre en contact direct avec la conscience du Hirday dans le centre de la gorge, la gorge qui prononce des Mantr
. Le Hirday est le siège des émotions, et contient un lotus qui cherche à s’épanouir. Tel est l’essentiel. Chacun a un lotus dans son cœur, sous une forme subtile, invisible pour les yeux…
Cette histoire de lotus est un puits sans fin de rebondissement de sens en sens, elle voyage du bout des pieds jusqu’au sommet du crâne, longue route riche de toutes les constellation de l’Univers. J’ai encore du travail sur le site pour que tout soit clair…)
Cette histoire de lotus est un puits de rebondissement de sens en sens, elle voyage du bout des pieds jusqu’a sommet du crâne, longue route riche de toutes les constellations de l’Univers.
Une route à travers l’Etre qui circule dans presque toutes les traditions.
En rapport aux sept chakras (dont fait partie le cœur) et "aux constellations » :
Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. Écris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. (Apocalypse de Jean)
Seul celui qui s’offre en proie à son cœur connaît le « saisissement émerveillé de la découverte de la vérité de son être
Lilian Silburn