
Les mythe indiens font du tissage une métaphore de la création de l’Univers. Le « sutra » ou « fil » est la base, tandis que le « sutradhara », le tisserand, est l’architecte ou le créateur de l’univers. L’étymologie du mot « sari » vient du sanscrit « sati », qui signifie tissu. Ce mot a évolué dans les langues prakrit en « sadi » et fut ensuite anglicisé en « sari ». La civilisation indienne a toujours valorisé le vêtement sans couture comme un vêtement consacrant la pureté : être habillé d’un vêtement d’une seule pièce favoriserait l’unité intérieure.

Encore aujourd’hui, une femme qui porte d’autres vêtements dans son quotidien, s’enroulera dans un sari pour accomplir une cérémonie sacrée. Beaucoup de femmes portent le sari à longueur d’années et en toute circonstance, que ce soit pour dormir, aller travailler, et même accoucher… Pour les Indiens, le sari est le vêtement féminin le plus élégant et excitant qui se puisse être. Il souligne les formes féminines, voile tout en révélant… Et comme chaque femme est unique, on ne trouve pas deux saris identiques. Les trois « capitales » du sari sont Varanasi (Banaras), Chanderi au Madhya Pradesh et Kanjivaram dans le Sud de l’Inde. Bénarès est connue pour ses brocards, parfois réalisés avec des fils d’or ou d’argent sur de la soie.
Le sari se compose d’une bande de tissu de 5,5m x 1,10, ornée en haut et en bas par une bordure, et se termine à une des extrémités par une bordure plus large et plus décorée qui forme le pallaw. Le pallaw s’enroule autour des épaules, et peut venir recouvrir la tête. Il reprend le thème et les différentes tonalités du corps du sari et de ses deux bordures dans une sorte de répétition, d’amplification, à la manière d’un raga : les deux bordures étroites seraient comme l’introduction, et le pallaw le chant lui-même.
Que le motif soit tissé, brodé, peint ou imprimé, il doit maintenir les proportions et l’équilibre entre le corps du sari, les bordures et le pallaw.

Avant de porter le sari : une bande de coton reprenant la couleur du sari est cousue le long de la bordure du bas, de façon à assurer la tombée du sari. Les femmes font coudre également un « choli » ou « blouse » assortie à la couleur dominante. Souvent un morceau de tissu reprenant les motifs des bordures prolonge le sari et sert à la confection de la blouse. Enfin, un jupon de coton assorti est indispensable pour maintenir le drapé. Les plus fortunées achètent également un set de bracelets qui complètent la toilette de très jolie manière. Il y a différentes façons de draper le sari, la mode s’exprime parfois sur la manière de placer le pallaw.
Liens :
Apprendre à draper le sari et connaître la signification des motifs.
Voir les différents drapés selon les régions
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Bonjour Sandrine,
Des modèles de sari ?!!! Je suis perplexe… Un sari n’est rien d’autre qu’une pièce de tissu de 1.10m sur 5m, les bordures et le pallaw sont tissés en continuité et sont parties intégrantes. Vous pouvez utiliser des tissus unis ou imprimés que vous achetez au mètre, la bordure et le pallaw ne sont pas indispensables. Le prix dépend de la qualité et de la nature du tissu, ensuite c’est la manière de le draper qui fait "le modèle" comme vous dîtes. La bande en bas cousue à l’intérieur est facultative, ne servant qu’à un meilleur tombée du drapé. Le lien donné à la fin de l’article montre diverses façons de draper un sari.
Amitié
eli