Rameshwaram

Tamil Nadu
(La date du 11 nov. 05 correspond à celle de mon séjour à Rameshwaram, la mise en ligne (tardive par manque de moyens) est le 4/01/06

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Entrée du Ramnath mandir



Ram, nom du septième avatar de Vishnu , héros du Ramayan (Ramayana) . Eshwar signifie Dieu.

C’est l’ambition de tout Hindou de venir une fois au moins à Rameswaram. On dit aussi qu’après avoir été à Bénarès, le voyage en Inde n’est complet qu’après une visite de ce bout de terre situé à l’extrême pointe de l’Inde. Je ne saurais dire à quel point j’ai adoré ce lieu, surtout le rituel qui accompagne la visite.




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Le bain de mer
Avant d’aller fair le tour des 22 puits disséminés dans le Ramnath temple, les pèlerins se baignent à l’endroit où Ram aurait campé avant d’aller à Lanka reprendre Sita aux démons.




Dès mon arrivée, après avoir mon sac à l’hôtel, j’ai suivi la foule de pèlerins jusqu’à la mer, devant le Temple Ramnath. Là nous nous sommes baignés sous une pluie battante, puis ainsi dégoulinante, j’ai loué les services de Takkor, un homme avec un petit sceau parmi la dizaine offrant leur service, pour me faire faire le tour des 22 puits et m’asperger d’eau. Une expérience inoubliable : chacune des eaux a une température et un goût différent : salé-sucré, sucré, sulfureux, plus ou moins acide, glacée, froide, plus ou moins tiède… Une vraie dégustation. Et ces seaux d’eau qu’un homme vous balance sur la figure du haut du puits, inoubliable.






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Aspersion d’eau sacrée d’un des 22 puits






Le premier puit, près de l’entrée du temple, est consacré à Mahalakshmi. Les deuxième, troisième et quatrième à Gayatri, Savitri, et Sarasvati respectivement, réunis tous trois dans une cour ombragée du temple. Puis on enfile des corridors glissants et ruisselants, arcades, pilliers sculptés, pour arriver au sixième : le « chakra tirtham », ou « gué du chakra ».








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Le Kodi tirth




On continue ainsi de corridors en jardins, de jardins en pavillons, l’eau du « chandra tirtham », le « gué de la lune » nous ruisselle le long des joues, et on a à peine fini de savourer que celle du « surya tirtha », le passage du soleil nous chatouille la langue tandis que l’on murmure le mantra de Shiva… L’eau du puits n°22, « le kodi tirth » est présenté comme étant équivalent à l’eau du Gange : son eau possède les mêmes qualités de purification. Elle est douce. Une expérience inoubliable, et un grand mystère : comment est-il possible de trouver tant de qualités d’eau différentes en un même lieu ? Si quelqu’un a une réponse, merci d’avance.



Le pèlerinage se poursuit avec la visite des temples des environs, tous en relation avec le Ramayana : Le Vibhishan mandir, où Vibhishan, le frère du démon Ravan est venu prendre refuge auprès de Ram , le Ramcaran) où l’on peut voir l’empreinte des pieds de Ram… Le chant d’un saddhu rythmait la montée des pèlerins, il m’a autorisé à le filmer quelques instants… On peut voir le flot ininterrompu, bien que l’on soit un vendredi ordinaire. La vidéo est brute.


Sadhu chantant devant le temple de Ram






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J’avais à cœur également d’accomplir une mission : Corinne du forum « Pour les fous de l’Inde » m’avait chargée d’apporter quelques photos à « Nambu teacher », une famille qu’elle a connue il y a trois ans. Elle était avide de nouvelles, surtout après le tsunami. J’ai trouvé la famille sans mal, d’après son plan et en montrant les photos. Le tsunami n’a absolument pas touché cette lande de terre léchée par les vagues, , fil tendu dans l’océan. La famille, heureuse de ma visite, m’a conviée à un repas et nous avons fait plus ample connaissance. Depuis le séjour de Corinne, l’homme a contracté un second mariage avec la nièce de sa femme, du fait que son premier mariage est resté stérile.





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Nambu teacher, son mari, et la nouvelle famille


On le voit ici entouré de ses deux femmes, avec la petite Kitna née de la nouvelle union. D’après les dires du mari, affligé d’une maladie cardiaque, c’est Nambu teacher, la première épouse, qui fait bouillir la marmite par son salaire d’institutrice. J’ai essentiellement parlé avec le mari, en hindi. En aparté, Nambu teacher me dit de ses quelques mots d’anglais que ce n’est pas facile tous les jours. Devi, la deuxième épouse, est fière… Mais « mon mari m’aide » dit-elle, « il prend mon parti et me défend quand nécessaire. » Une situation peu banale, mais en Inde, je le crois profondément, rien n’est impossible.






INFO PRATIQUES : De Chidambaram, un train part à 18h 30 et arrive à Rameswaram au petit matin, vers 6H. De Rameshwaram, des bus partent toutes les 1/2 heures vers Madurai.

J’ai logé à l’hôtel Sri Saravana, 1/9 A South car street, tel : 04573 223367. Hotel classe, chambres spacieuses avec vue sur l’Océan, télé, salle de bain, room service… 330 rp la nuit, taxes comprises. Après l’humidité à Chidambaram, j’étais au sec. Il a plu les trois quart du temps et mon ordinateur n’apprécie vraiment pas l’humidité. Et, si je veux continuer à poster des articles…














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