Il est un temps pour faire, il est un temps pour se poser des questions. Ne pas perdre de vue le sens de ses actes est une manière pour l’archer d’atteindre sa cible. J’aime cette parabole de l’archer qu’illustrent les héros adulés ici. À l’article
Contrôle total des émotions du glossaire, le voyageur du monde pourra s’en faire une idée.
« Les émotions sont LA CAUSE DE l’ACTION. Elles se confrontent au devoir : l’acte résultant de cette confrontation parvient à atteindre la cible visée. L’acte accompli uniquement en suivant les émotions parvient à un autre résultat que celui visé. L’acte motivé seulement par le devoir manque de force et n’atteint pas son but. Dans la parabole de l’archer, les émotions parfaitement maîtrisées bandent la rigueur du devoir pour tirer la flèche de l’action. »
L’année dernière encore, j’utilisais internet pour les échanges de courrier, exclusivement. C’est dire à quel point j’ignorais la richesse de la Toile, ce Réseau de fils tissant, dans les quatre coins du monde, un espace publique de connaissance, de rencontres… et d’achats. Chacun s’oriente en fonction de ses intérêts, depuis les textes les plus sacrés ou les plus techniques, aux « photos de filles noires gratis » que propose régulièrement un spam depuis plus de deux mois. Toute invention technique- je pense à des choses qui paraissent aussi basiques que le livre, ou l’écriture, que dire des techniques impliquant des chimies plus qu’étranges utilisées pour construire, détruire, tuer, illuminer… Lorsque le virus causant la maladie se détériore, la santé s’améliore. Toute amélioration s’accompagne d’une détérioration, telle est la loi de l’univers dont nous respirons l’air.
Cet hiver, huit mois en France, j’étais connectée à la Toile 24h/24, passais de nombreuses heures dans mon appartement parisien à explorer ce monde nouveau. Trois jours avant de partir, j’ai soudain décidé de mettre « L’inde où je vis » en place. Ma participation au forum littéraire de la « Rue des auteurs » le mois précédent le départ n’est pas neutre, et particulièrement le dialogue acharné au cour duquel un certain Sisyphe me donnait chaque jour du fil à retordre avec ses questions. Tout d’un coup la chose a été claire : le dialogue, la collectivisation, me sont devenus aussi nécessaires que l’air. Voilà ce que j’espère de ce journal en ligne, un dialogue, un vrai, avec des questions qui font mal, des questions qui font du bien, des idées émergeantes, « on the spot »… Oui, bien sur, il faut passer le pas de l’écriture, mais soyons directifs : essayez la parabole de l’archer, et écrivez ! Vous seuls, que vos clicks ont porté jusque là, avez le pouvoir de donner du sens à ce journal.