En partant, nous croisons les tisserands.
Ils tendent chaque matin les fils de trame destinés au tissage
des saris de soie,
brocards chatoyant,
couleurs de temps,
Une fois les fils bien ordonnés,
ils roulent l’ensemble,
en tirant bien,
et s’installent derrière leur métier à tisser,
pour y passer… Dix jours !
Dix jours pour faire rêver les femmes.
Le sari se vend une centaine d’euros.
L’ouvrier en touche tout juste la moitié…
Un peu plus loin,
une voisine fabrique du combustible
avec la bouse de ses buffles.
Parfois les murs en sont couverts.
Nous débouchons devant le
fort,
résidence actuelle du Maharadjah de Bénarès.
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